Biographie

JEAN PIERRE HUSER de A à Z

 

Beaux-Arts de Lausanne, premier prix de la Biennale des anciens élèves des Beaux Arts de cette ville.
Beaux-Arts de Paris, Polytechnic School de Londres.
Jean-Pierre Huser était déjà peintre dans son tout jeune âge . Grand admirateur de Rembrandt, Breughel, Turner, Corot et Caravage, il démontre tout de suite une passion artistique très particulière.
Déjà enfant il expose avant d’entreprendre des études d’arts tout en gagnant sa vie dans les sports de montagne .
Cet artiste se lance aujourd’hui dans différentes formes d’expression et organise également des créativités en peinture et musique pour les cadres de grandes entreprises internationales.

Ses œuvres picturales constellées de couleurs et de taches représentent pour l’artiste un moyen d’exprimer une réalité à la fois poétique et engagée . Il passe du geste de la tâche ainsi qu’à l’écriture pour arriver enfin à se frayer un vertige créatif.
Grand portraitiste, amoureux de la figure humaine, il s’engage quelques fois au préalable dans le dessin très structuré pour ensuite le fondre dans les traces du hasard que sait donner la peinture a force de maîtrise .

Après avoir subit à Paris et New York l’empreinte, le Pop’Art, Cobra, l’Abstraction, le Constructivisme, le Futurisme, le Tachisme, le Minimalisme et tous les – ismes du milieu et de la fin du 20ème siècle, aujourd’hui Jean Pierre Huser se régale à nouveau de retrouver encore une fois la peinture. Une peinture qui évite toutes les tristesses codées poussiéreuses du classicisme bourgeois – qu’il soit figuratif ou abstrait – qu’il devienne demain « décor ou pub »

Pour Jean Pierre Huser, l’avant-garde existera toujours . Il en a d’ailleurs fait partie dans les années 60 /70 avec sa série « the tubes » mais il a bifurqué plus tard sur des formes et un contenu plus poétiques et organique ,quelquefois même néo-classique . Après une jeunesse contestataire, où il partageait son âme de peintre avec l’avènement du folk, du blues, de Kerouac, des frères Mekas, de Bob Dylan et tous les autres, Gainsbourg et Nougaro à Paris il était littéralement bouleversé en profondeur par le mouvement de l’époque. Déjà avec les films de Godard .En mai 68, il habitait le Boul-Miche. Il fréquentait les Beaux Arts de Paris, il aimait aussi naviguer dans les deux cinémathèques rive gauche et rive droite de la capitale comme il le faisait déjà à Londres où il écoutait le free jazz tous les soirs au New Roni Scott .Là il dessinait et écrivait des nuits entières jusqu’au matin les yeux dans la brume. Tout cela pour se perdre dans l’ivresse et les grandeurs du monde et des métropoles.
Il fût profondément marqué par une grande exposition de Tàpies en Suisse et les nouveaux peintres catalans. Alors qu’il admirait déjà la peinture américaine qui faisait éclater le cadre de la peinture occidentale. Les nouveaux réalistes, comme Jean Tinguely ne le calmait plus. Devenu un ami de ce grand artiste il lui écrivit un opéra- rock « Hello Mister Tinguely ».
Parallèlement très proche de l’histoire sur l’art flamand, et les constructions rigoristes et poétiques de cette peinture ainsi que l’invention du mouvement
cinématographique de Breughel, il est parti de Londres un jour pour la cathédrale de Gent afin d’étudier l’Agneau Mystique.

PEINTRE et CHANTEUR

Plus tard en Suisse, chez le grand collectionneur Theto Ahrenberg, Jean Pierre Huser fût invité à peindre dans un atelier contournant la villa du collectionneur. Un jour il rencontra Christo et plusieurs peintres de l’école de Nice. Il rencontra également Domingues un peintre mexicain connu internationalement sous le nom de Poncho ,pour qui il écrivit une chanson « Amigo (S)Poncho »qui passait souvent sur France Inter.
Alors qu’il faisait des tournées de chansons dans les universités américaines, il se tourna du côté des indiens du Nord de l’Amérique pour en extraire le cliché cinématographique hollywoodien et aller le plus loin possible dans sa peinture en s’inspirant avec un immense respect de leur culture éclatée pour ne pas dire écrasée.
Aujourd’hui Jean Pierre Huser continue avec les inuits et les Tcouktches de la Planète Grand Nord. Ils font partie également du souffle créatif du peintre et du musicien qui continue sa conversation avec la terre qu’il appela un jour dans l’un de ses textes et dans une peintures murale « La Putain du Système Solaire »
Il aime aussi le fait de rappeler aux gens des choses qu’ils auraient oubliées. Keith Jarrett, grand pianiste de Jazz, lui avait confié ces mots que Jean Pierre Huser n’oublia jamais. Il avait rencontré Keith Jarrett, quand il jouait et composait dans le groupe « Total Issue » avec le batteur de ce dernier, Aldo Romano.

Enfin Jean Pierre Huser imagine un retour au sacré dans l’art d’aujourd’hui. D’origine montagnarde, il redevient le skieur guide celui qui tend une corde à son client pour l’assurer, afin qu’il passe d’une montagne à l’autre.
Chanteur, il se doit de peindre et jouer afin de retrouver les sonorités cosmiques tout en se pénétrant des voix du monde.

Devant le choix de millions d’images télévisées, il s’oblige à révéler celle qui devra devenir unique dans l’équilibre et dans l’espace d’une toile, d’un objet, ou simplement se multiplier à l’infini. Le peintre veut aussi redonner à sa peinture la plénitude poétique nécessaire afin de rendre à la vie toute relative une perspective d’énergie spirituelle Tout en sachant que l’objet va disparaître dans le clair-obscur en perdant son identité, avant de s’enfoncer dans la nuit.

 

Expositions en Suisse: Lausanne, Zurich, Ascona, Bienne, La Chaux de Fonds Le Locle, Vevey, Neuchâtel, Bâle, Sion, Martigny, Montreux, Fribourg, Berne, Genève
Expositions à l’étranger : Biennale de Paris années 60.Ambassade de Suisse à Paris. Londres, Boston, San Francisco, New York, Berlin, Bruxelles.
Différents concepts : EXPOSITIONS

Musée d’Art Moderne de Paris : peintures et dessins psychédéliques avec la revue Rock & Folk dans les années 60.
Festival de jazz Montreux : « The Tubes », œuvre conceptuelle dans les années 70.
Prix de la Bourse fédérale dans les années 70
La Mémoire de la peinture: création pour le Credit Suisse Genève à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle banque dans les années 80.
Credit Suisse : « Billets de banque Story », école de formation à Genève dans les années 80.
« New York Miles Davis » : entrée du grand cinéma Rex dans les années 90.
Crédit Suisse : « Université Kasparov », musique et peintures »Kaspacoeur gagne contre l’Ordinarov »Kasparov à chanté avec lui .
Peintures et sculptures (installation), à l’entrée d’un collège de Suisse Romande années 90.
« Portraits du ciel », Skyguide, Genève et Zurich dans les années 2000.
« Portraits Indiens d’Amérique de nord » pour différentes manifestations. Soutien des autochtones et de la Terre Mère dans le monde.
Portraits des avionneurs après le 11 septembre Exposition dans les aéroports .
Peinture sur les origines du blues. Galerie « G.N.G. », Rue de Seine à Paris, années 2000
« L’Art Emmêlé », Mondial de Rugby, Hôtel de Ville de Paris et Ambassade d’Australie, années 2000.
Toile de 400 x 400 achetée par la Fédération française de Rugby.
« Expo Gainsbourg-Gainsbarre », galerie « Art Top » à Montreux 2002 Des grands portraits de Gainsbarre étaient accroché dans la rue que le public pouvait taguer.
« Art mineur =Art majeur »
Le mondial de Rugby, Paris 2007, exposition toile installation « Héros sur Paravents »Hôtel Crillon à Paris.
Riddes Valais Suisse à la Fondation de la Vidondée tout le mois de septembre 2008 « La Planète Grand Nord »
Boston Octobre 2008 Expo Concert consulat suisse 


 


Jean-Pierre Huser : solide comme le roc(k) !

Par Jips, le 8 mars 2005 : Chroniques

Expression souvent utilisée pour définir Jean-Pierre Huser mais qui vient irrésistiblement aux lèvres devant son impressionnante stature (1 m 82). Ce gaillard originaire du pays d’En-haut a le parler franc et direct… Pas vraiment le genre à faire des chichis.

Le rock dans la peau et une poésie rude dans l’âme, il forme le premier groupe jazz-rock de langue française vers 1970 (Total Issue), puis sort son premier album (« Chiotte ») en 1972. Avec sa voix un peu rauque, un peu écorchée, il vient nous chanter une humanité chaleureuse, la montagne qu’il aime tellement et cette paix intérieure que l’on trouve au bord du lac des cieux.

L’auteur de « La rivière » a plus d’une bonne chanson dans son sac et elles donnent leur pleine mesure en concert à une ou deux guitares. 2005, année faste, verra la parution d’un album enregistré en public selon cette formule magique ainsi que celle d’une copieuse compilation de plus de 50 chansons. De quoi mettre en miroir les arrangements des chansons : dépouillés sur scène, étoffés en studio, mais toujours pleins de finesses.

A l’heure où règnent sur la chanson francophone les braillards formatés et autres « paniers percés » qui se prennent pour des divas, où la vacuité et l’insignifiance tiennent lieu de culture, l’amigo Huser fait partie des irréductibles résistants au nivellement par le bas. Avec lui, on s’envole au-dessus de la « merdiocrité » ambiante et ça fait un bien fou. Merci JPH !

Voici quelques mots de l’artiste – extraits d’un entretien effectué en 1983 avec votre serviteur, Eric Daguin et Annette Unser – qui témoignent de sa sensibilité et de son authenticité.

Jean-Pierre Huser en concert à Genève, 1984 (Photo : Jips)

Débuts

« J’ai travaillé pendant toute mon enfance. J’ai d’abord fait de la peinture en bâtiment, c’était le métier de mon père, et j’allais faire le bûcheron en même temps parce que j’avais un grand-père qui travaillait dans la forêt. Je suis allé en Angleterre et j’ai fait là tous les métiers qu’un artiste peut faire, j’ai été videur, balayeur, gardien pour un bijoutier. J’ai été impliqué dans des histoires bizarres desquelles je me suis toujours sorti parce que je suis quelqu’un d’honnête. »

« J’ose prétendre être honnête parce que je recherche l’honnêteté, je ne dis pas que je le suis tout le temps, mais je recherche ce niveau d’expérience. J’ai ensuite été modèle dans une école des beaux-arts où je suivais des cours en même temps. J’ai appris à moins travailler et j’ai pu faire moniteur de ski après avoir obtenu ma patente. J’ai enseigné le dessin et j’ai fait des tas d’autres métiers. »

« A l’école, I’instituteur me disait : « Il n’y a pas que la chanson, le ski et la gym qui comptent dans la vie ! », car je ne travaillais que cela. Je chantais « Le petit chevrier », les chansons de l’Abbé Bovet… J’ai toujours aimé l’expression du chant. En faisant de la peinture en bâtiment, je chantais, mais c’est après mon expérience londonienne où j’ai réellement gagné ma vie avec la chanson, en chantant du Brassens, du Gainsbourg, que c’est devenu important. En arrivant à Paris, j’ai connu Gainsbourg qui m’a fait rentrer chez Philips lors d’un concours de chansons, « Les relais de la chanson française ». »

« J’avais un atelier pour la peinture du côté de la place d’ltalie, la maison de disque était juste à côté et j’étais de temps en temps à l’atelier, de temps en temps à la maison de disques, mais je ne savais pas être le chanteur en habit de chanteur. Les gens ne me prenaient pas au sérieux, car j’avais le costume du peintre. Il y a toute une espèce de « look » qu’il faut avoir. Je comprends cela mais ce n’est pas ce qui me convient le mieux. »

Ecrire

« Il y avait des chanteurs que j’aimais beaucoup et je me suis dit : « Ils écrivent des chansons, pourquoi pas moi ? ». Alors, j’ai essayé. J’ai rempli des cahiers entiers, j’écrivais des textes un petit peu comme ça, comme des couleurs. J’avais plutôt des complexes vis-à-vis des littéraires et des gens très cultivés, car j’avais une autre façon d’exprimer les images. Je pense que je me suis toujours exprimé d’une manière libre. Un jour on m’a dit : « Vous vous droguez pour chanter ? »… Ce sont les images et surtout les images dans leur dynamique, placées dans un espace donné, qui m’ont fait vibrer d’abord. Un peu comme ton cerveau et tes nerfs qui vibrent devant les choses avant de leur mettre un nom dessus. »

« Imagine-toi quelqu’un qui n’a jamais vu de vaches et qui en voit une pour la première fois de sa vie, il dit : « C’est une vache ». Puis il en voit une deuxième et il dit : « Ah, mais c’est bizarre ce qu’elle peut ressembler à celle que je viens de voir ». Le rock c’est ça : c’est un son populaire et dans ce troupeau de choses, il y a quelques bergers qui ont des choses à dire, des gens comme Dylan, par exemple. »

« A l’époque, il n’y avait pas de gens qui essayaient de faire du rock ici. Le rock est une musique physique, ça correspondait à ce que j’attendais dans la peinture. Surtout dans le clair-obscur où l’âme vient se confondre avec l’objet dont le sens et l’anecdote disparaissent pour ne laisser qu’une forme lumineuse dans l’espace. Tout comme l’écorchure de la voix dans les mots et la musique. »

« Cette voix qui doit se confondre dans l’improvisation du thème et donner toutes les libertés possibles. Et ceci dans la projection de la musique et du chant. « L’art de faire et de défaire » devient le catalyseur même de l’œuvre chantée. Dylan a été l’un des premiers à faire ça. Je me suis certainement inspiré de lui, mais d’une manière inconsciente. Je trouve d’ailleurs stupide cette comparaison qui se faisait à l’époque. Cela vient de gens qui ne connaissent pas vraiment ce type de musique. C’est comme un gars qui fait une samba et un autre qui fait une autre samba et quelqu’un dit : mais ça se ressemble, qu’est-ce que ça veut dire ? « La vie est faite d’emprunts, on peut s’inspirer des autres, mais on ne doit  pas les copier. II faut réinvestir son inspiration tout simplement  »

Origines

« Je suis originaire du Pays d’En-Haut. On n’a pas une façon supranationale de parler ici,  « nombriliforme » de nature   et plutôt fort de tête, malgré ce côté « sculpture vapeur des altitudes  »  certains  venu des enfers, disent en courtes manches  des choses  vertigineuses ,  je dirai presque des choses de l’esprit qui renversent la vapeur, sans tomber dans un cosmos suicidaire avec un réalisme qui frise la grande poésie .

Mais j ‘ai quitté très jeune cette  région du monde où mes arrières grands parents arrivaient d’Alsace en roulotte .

« Ainsi je suis né sur cette terre douce et très dure . Mes premiers fantasmes, c’était sous les arbres, surtout les sapins au bord des rochers ,  mes premiers jouets, c’était la neige, lieu nature et naturel jusqu’au ciel . C’est pourquoi  tout ce qui est frime me hérisse et dans ce que j’ ai choisi de faire, c’ est matière courante.

Mes chansons, mes peintures  sont en fait  des SOS

 

 

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