Jean-Pierre Huser

Ces différents moments dans la peinture

 

 


 

Peintures d’hier, peintures d’aujourd’hui

Je voudrais beaucoup commencer par ce texte de Patrice Bollon

« Ce qu’il y a d’étonnant, sinon de gênant, dans les expositions ou les foires internationales d’art contemporain, c’est d’y constater à quel point l’art est devenu aujourd’hui, à quelques nuances près, partout le même, fonctionnant selon les mêmes principes, faisant appel aux mêmes ressorts, se dirigeant vers les mêmes buts ou la même absence de but, que cet art soit européen, américain, chinois, japonais, africain ou autre. »
« Ce qu’on mesure au travers de cette mondialisation du goût, ce sont, autrement dit, les dégâts provoqués par la réussite de l’esprit européen ou nord-américain et les problèmes à terme, qu’elle engendre. »
« Car il en va en ce domaine comme en amour : on ne saurait être durablement attiré par qui nous ressemble ou l’aimer, mais seulement par celle ou celui qui diffère et entend continuer à différer de nous. »
« C’est l’une des raisons pour lesquelles il paraît urgent de tout faire pour maintenir coûte que coûte nos singularités collectives. »
« En dépit des apparences, il ne s’agit pas là d’une simple question esthétique ou de plaisir, mais d’un souci de fond, qui n’engage rien de moins que l’état de guerre ou de paix du monde. »

JEAN PIERRE HUSER

Beaux-Arts de Lausanne, premier prix de la Biennale des anciens élèves des Beaux Arts de cette ville.
Beaux-Arts de Paris, Polytechnic School de Londres.
Jean-Pierre Huser était déjà peintre dans son tout jeune âge. Grand admirateur de Rembrandt, Breughel, Turner, Corot et Caravage, il démontre tout de suite une passion artistique très particulière.
Déjà enfant il expose avant d’entreprendre des études d’arts tout en gagnant sa vie dans les sports de montagne.
Cet artiste se lance aujourd’hui dans différentes formes d’expression et organise également des créativités en peinture et musique pour les cadres de grandes entreprises internationales.

Ses œuvres picturales constellées de couleurs et de taches représentent pour l’artiste un moyen d’exprimer une réalité à la fois poétique et engagée. Il passe du geste de la tâche ainsi qu’à l’écriture pour arriver enfin à se frayer un vertige créatif.
Grand portraitiste, amoureux de la figure humaine, il s’engage quelques fois au préalable dans le dessin très structuré pour ensuite le fondre dans les traces du hasard que sait donner la peinture a force de maîtrise.

Après avoir subit à Paris et New York l’empreinte, le pop’art, Cobra, l’abstraction, le constructivisme, le futurisme, le tachisme, le minimalisme et tous les – ismes du milieu et de la fin du 20ème siècle, aujourd’hui Jean Pierre Huser se régale à nouveau de retrouver encore une fois la peinture. Une peinture qui évite toutes les tristesses codées poussiéreuses du classicisme bourgeois – qu’il soit figuratif ou abstrait – qu’il devienne demain « décor ou pub »

Pour Jean Pierre Huser, l’avant-garde existera toujours. Il en a d’ailleurs fait partie dans les années 60 /70 avec sa série « the tubes » mais il a bifurqué plus tard sur des formes et un contenu plus poétique et organique, quelquefois même néo-classique. Après une jeunesse contestataire, où il partageait son âme de peintre avec l’avènement du folk, du blues, de Kerouac, des frères Mekas, de Bob Dylan et tous les autres, Gainsbourg et Nougaro à Paris il était littéralement bouleversé en profondeur par le mouvement de l’époque. Déjà avec les films de Godard. En mai 68, il habitait le Boul-Miche. Il fréquentait les Beaux Arts de Paris, il aimait aussi naviguer dans les deux cinémathèques rive gauche et rive droite de la capitale comme il le faisait déjà à Londres où il écoutait le free jazz tous les soirs au New Roni Scott. Là il dessinait et écrivait des nuits entières jusqu’au matin les yeux dans la brume. Tout cela pour se perdre dans l’ivresse et les grandeurs du monde et des métropoles.

Il fût profondément marqué par une grande exposition de Tàpies en Suisse et les nouveaux peintres catalans. Alors qu’il admirait déjà la peinture américaine qui faisait éclater le cadre de la peinture occidentale. Les nouveaux réalistes, comme Jean Tinguely ne le calmait plus. Devenu un ami de ce grand artiste il lui écrivit un opéra- rock « Hello Mister Tinguely ».
Parallèlement très proche de l’histoire sur l’art flamand, et les constructions rigoristes et poétiques de cette peinture ainsi que l’invention du mouvement
cinématographique de Breughel, il est parti de Londres un jour pour la cathédrale de Gent afin d’étudier l’Agneau Mystique.

PEINTRE et CHANTEUR

Plus tard en Suisse, chez le grand collectionneur Theto Ahrenberg, Jean Pierre Huser fût invité à peindre dans un atelier contournant la villa du collectionneur. Un jour il rencontra Christo et plusieurs peintres de l’école de Nice. Il rencontra également Domingues un peintre mexicain connu internationalement sous le nom de Poncho ,pour qui il écrivit une chanson « Amigo (S)Poncho »qui passait souvent sur France Inter.
Alors qu’il faisait des tournées de chansons dans les universités américaines, il se tourna du côté des indiens du Nord de l’Amérique pour en extraire le cliché cinématographique hollywoodien et aller le plus loin possible dans sa peinture en s’inspirant avec un immense respect de leur culture éclatée pour ne pas dire écrasée.
Aujourd’hui Jean Pierre Huser continue avec les inuits et les Tchouktches de la Planète Grand Nord. Ils font partie également du souffle créatif du peintre et du musicien qui continue sa conversation avec la terre qu’il appela un jour dans l’un de ses textes et dans une peintures murale « La Putain du Système Solaire »
Il aime aussi le fait de rappeler aux gens des choses qu’ils auraient oubliées. Keith Jarrett, grand pianiste de Jazz, lui avait confié ces mots que Jean Pierre Huser n’oublia jamais. Il avait rencontré Keith Jarrett, quand il jouait et composait dans le groupe « Total Issue » avec le batteur de ce dernier, Aldo Romano.

 

 

Enfin Jean Pierre Huser imagine un retour au sacré dans l’art d’aujourd’hui. D’origine montagnarde, il redevient le skieur guide celui qui tend une corde à son client pour l’assurer, afin qu’il passe d’une montagne à l’autre.
Chanteur, il se doit de peindre et jouer afin de retrouver les sonorités cosmiques tout en se pénétrant des voix du monde.

Devant le choix de millions d’images télévisées, il s’oblige à révéler celle qui devra devenir unique dans l’équilibre et dans l’espace d’une toile, d’un objet, ou simplement se multiplier à l’infini. Le peintre veut aussi redonner à sa peinture la plénitude poétique nécessaire afin de rendre à la vie toute relative une perspective d’énergie spirituelle Tout en sachant que l’objet va disparaître dans le clair-obscur en perdant son identité, avant de s’enfoncer dans la nuit.

Expositions en Suisse : Lausanne, Zurich, Ascona, Bienne, La Chaux de Fonds Le Locle, Vevey, Neuchâtel, Bâle, Sion, Martigny, Montreux, Fribourg, Berne, Genève
Expositions à l’étranger : Biennale de Paris années 60.Ambassade de Suisse à Paris. Londres, Boston, San Francisco, New York, Berlin, Bruxelles.
Différents concepts : EXPOSITIONS

Musée d’Art Moderne de Paris : peintures et dessins psychédéliques avec la revue Rock & Folk dans les années 60.
Festival de jazz Montreux : « The Tubes », œuvre conceptuelle dans les années 70.
Prix de la Bourse fédérale dans les années 70
La Mémoire de la peinture: création pour le Crédit Suisse Genève à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle banque dans les années 80.
Crédit Suisse : « Billets de banque Story », école de formation à Genève dans les années 80.
« New York Miles Davis » : entrée du grand cinéma Rex dans les années 90.
Crédit Suisse : « Université Kasparov », musique et peintures » Kaspacoeur gagne contre l’Ordinarov » Kasparov a chanté avec lui .
Peintures et sculptures (installation), à l’entrée d’un collège de Suisse Romande années 90.
« Portraits du ciel », Skyguide, Genève et Zurich dans les années 2000.
« Portraits Indiens d’Amérique de nord » pour différentes manifestations. Soutien des autochtones et de la Terre Mère dans le monde.
Portraits des avionneurs après le 11 septembre Exposition dans les aéroports.
Peinture sur les origines du blues. Galerie « G.N.G. », Rue de Seine à Paris, années 2000
« L’Art Emmêlé », Mondial de Rugby, Hôtel de Ville de Paris et Ambassade d’Australie, années 2000.
Toile de 400 x 400 achetée par la Fédération française de Rugby.
« Expo Gainsbourg-Gainsbarre », galerie « Art Top » à Montreux 2002 Des grands portraits de Gainsbarre étaient accroché dans la rue que le public pouvait taguer.
« Art mineur =Art majeur »
Le mondial de Rugby, Paris 2007, exposition toile installation « Héros sur Paravents »Hôtel Crillon à Paris.
Riddes Valais Suisse à la Fondation de la Vidondée tout le mois de septembre 2008 « La Planète Grand Nord »
Boston Octobre 2008 Expo Concert consulat suisse


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