Retour au Sacré

Les Amérindiens et leur extermination délibérée

ABYA YALA

 Notre Terre

 

Il est revenu sans être un « revenant » sous le tipi de ses ancêtres !

 

Je veux parler de Wanduta

 

 

Et Sillings Bulle aussi

 

J’ai vu aussi GERONIMO sur une toile qui tournoyait dans le vent, on dit qu il remontait du Mexique pour aller jusqu’au  « KANADA »

 

En nous disant sur son cheval, « Ne montre jamais quelqu’un du doigt car il y aura toujours tes trois autres doigts tournés contre toi !

 

Et il m’a dit aussi, nous sommes très habités de notre glorieux passé 

 

Red Cloud attendait sous un arbre derrière le tipi

 

Il m’a crié, attention homme blanc, dans certains pays les tipis sont interdits

 

Mais Wanduta est venu quand même pour s’assoir sous le mien, en me posant la question, les yeux dans les yeux, mais dis-moi enfin homme blanc , pourquoi les chrétiens sont venus juste pour nous exterminer ?

 

Alors qu ‘on entendait chanter dans une radio nationale « Born to be wild »

 

Les historiens estiment d’une manière, disent-ils raisonnablement, que 43 millions d’Amérindiens comme nous furent exterminés !

 

Nous avions pourtant su franchir des millénaires en nous adaptant à tous les environnements

 

De nos jours encore nous devons endurer l’indifférence générale pour survivre dans nos réserves

 

Il y eu heureusement un homme blanc comme de Curtis

 

On dit même que les scientifiques reconnaissent enfin le grand savoir que nous avons eu dans l’agriculture naturelle

 

Pour nous c’était  et c’ est toujours évident… la nature vit dans nos corps, notre âme, nos joies et nos peines et nous, nous vivons totalement avec elle !

 

Le retour de l’aigle approche

 

L’étoile du matin aussi

 

Et mon regard danse avec le soleil

 

Vous nous avez dit que vous êtes venus chez nous de très très loin avec un « vrai Dieu »

 

Pendant que nous chassions juste pour vivre, savez-vous que nous avons toujours prié et remercié la bête abattue

 

Le « tanka » fût exterminé avant nous, pourquoi ?

 

Mes yeux noirs regardent le soleil en face, tout comme l’aigle

 

Je rêve encore d’arc et de flèche sous vos grands abris atomiques

 

Je monte aux arbres pour être caressé par le vent et les feuilles

 

Et je retourne dans le monde intérieur de mes ancêtres

 

Quand la nuit tombe, je ne tombe pas avec, je dessine encore ma mère la terre dans les étoiles

 

Pendant que je repars à la chasse au lever du soleil

 

Une attente infinie m’anime le corps, je me demande quand je suis né et quand je suis mort 

 

Peut importe, mon grand père est toujours là, mon fils ma femme et ma petite fille toujours là, dans l’ esprit de notre mère la terre et ceci pour l’éternité

 

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